Notre histoire

L'atelier

Je m'appelle Mathilde, et cette histoire commence bien avant moi.

Elle commence dans le salon d'une maison en banlieue parisienne, où ma grand-mère Ysé avait installé son atelier. Les patrons en papier kraft s'étalaient sur le carrelage. Les femmes du quartier venaient la voir comme on va voir une amie, avec leurs doutes, leurs silhouettes et leurs envies.

J'étais là, gamine, assise dans un coin, à observer sans vraiment comprendre ce que je voyais. Je comprendrais plus tard.

Quand les ciseaux se sont tus

Quand Ysé est partie, l'atelier s'est tu. Les ciseaux ne bougeaient plus. J’ai senti quelque chose disparaître, pas seulement elle mais une façon de faire les choses. Une attention que je n’avais vue nulle part ailleurs.

Moi, entre-temps, j'avais pris un autre chemin. Des études de droit, un cabinet, un agenda plein. Un futur rassurant, bien bordé.

Le carnet

En rangeant la maison de ma grand-mère, j'ai trouvé un carnet avec des patrons annotés à la main, des mesures griffonnées au crayon et des petites notes sur ce qu'elles voulaient pour leur robe.

Sur un cintre, il y avait aussi une robe. Inachevée.

J'ai passé la nuit à feuilleter ce carnet. Et quelque part entre deux pages, j'ai su que je ne pouvais pas laisser ça mourir. J'ai abandonné le droit. Ma famille n'a pas compris tout de suite, et honnêtement je ne leur en veux pas.

« Une femme qui se sent bien dans sa robe, ça se voit avant même qu'elle entre dans la pièce.  »

- Ysé

Reconstruire, autrement

Je ne voulais pas refaire l'atelier d'Ysé à l'identique. Je voulais le réinventer, avec les mêmes valeurs mais ancrées dans mon époque.

J'ai cherché des gens qui croyaient aux mêmes choses. Ça a pris du temps. Et puis on s'est trouvés.

On ne croit pas aux robes pour tout le monde. On croit aux robes pour quelqu'un.

Parce qu'une robe de mariée, c'est peut-être la seule pièce de toute une vie qui mérite d'être exactement comme on l'a imaginée.